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Mes intérêts pour la recherche se portent vers l’anthropologie quotidienne. Plus spécifiquement,  je travaille sur la notion du patrimoine immatériel qui interpelle la mémoire individuelle et collective. Il réfère à notre identité, à sa transmission et à sa continuité. J’utilise particulièrement une iconographie liée aux activités domestiques et aux rituels de la rencontre et du don. Ces rituels, passés et présents ainsi que les espaces multisensoriels où ils se pratiquent, sont des lieux communs dans lequel tous peuvent se reconnaître. Par une méthode hybride et inductive, j’approfondi ces éléments sous différents angles de réappropriation afin de solliciter les sensations, les perceptions et la cognition dans une expérience interdisciplinaire qui combine le jugement cognitif et esthétique.

 

Mon travail se concrétise principalement en installation, intégrant la vidéo le son et l’animation traditionnelle. Je tente de cristalliser l’importance des façons de faire des gens ordinaires qui passent inaperçus au sein de notre société, mais qui en sont les fondements. Dans une volonté de préservation et de révélation, je procède à diverses opérations de captation anthropologiques, où je recueille des données vidéographiques et sonores. Celles-ci font ensuite l’objet d’études de cas et de reconstitutions sous forme de divers encodages fixes ou animés. Par des œuvres où des gens et leurs actions sont présentés et partiellement altérés, je confronte à la fois le passé et le présent, comme des empreintes qui conservent l’éphémère. Ces sujets sont les générateurs d’affects qui emploient l’imaginaire et la subjectivité. Ils sont riches en possibilités mnémoniques.

 

La notion de la durée est aussi considérée et parfois modifiée au service d’une transposition qui donne lieu à une compréhension nouvelle du sujet. Ce mode de production fait office de courroie de transmission et implique l’objectivité et la logique en faisant référence au temps, à l’espace, au langage, à tout ce qui se mesure, se calcule et se nomme, permettant le choc perceptif désiré.

 

Je procède ainsi à une transmutation plastique, me menant à la matérialisation des œuvres. Les nouvelles cartographies et autres traductions polysensorielles produites dans ma pratique, font resurgir la mémoire affective au sein de l’espace de présentation, dans une relation qui va et vient entre l’intimité et l’affiliation identitaire. Par ma production, j’essaie de démontrer qu’en intégrant concepts, percepts et affects, le jeu des facultés perceptives et cognitives et les dispositions mises en œuvre pour solliciter la mémoire du spectateur peuvent renouveler son expérience.